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Le paradoxe du commerce creusotin

Depuis quelques jours, à la suite de mon annonce concernant le sursis de Creusot VOX (pour rappel, je compte arrêter Creusot VOX en décembre de cette année si certaines choses qui me dérangent ne changent pas), j’ai eu plusieurs échanges très intéressants avec des lecteurs. L’un d’entre eux m’a particulièrement marqué.

Alors que la discussion a dérivé de l’avenir de Creusot VOX jusqu’au commerce dont je suis co-gérant (le café à thème « Les 9 Nekotakus »), ce lecteur m’expliquait qu’il trouvait le concept des 9 Nekotakus « génial »… mais qu’il n’y était jamais venu, parce que, selon lui, la rue piétonne serait mauvaise, que le centre-ville du Creusot serait sinistré et ne lui donnerait plus envie de faire les boutiques.

Et c’est précisément LÀ que je vois un énorme paradoxe. Depuis des années, on entend les mêmes phrases : « Avant il y avait plus de commerces. » « Avant le centre-ville était vivant. » « Aujourd’hui, il n’y a plus rien. »

Je ne vais certainement pas défendre les politiques menées pendant des décennies par les socialistes, en particulier durant la période 2014-2026. Ces politiques ont largement contribué à la situation actuelle. Mais à un moment donné, il faut aussi arrêter de toujours renvoyer la faute sur « les autres ».

Car un centre-ville ne se relance pas uniquement avec des élus, des travaux ou des plans de circulation. Il se relance aussi avec des clients.

Cette réflexion me rappelle une histoire qu’un ami m’a racontée au sujet de l’ancien bar L’Escale, rue Président-Wilson. Lorsque le gérant a fini par fermer son établissement, de nombreuses personnes seraient venues lui dire que c’était dommage, qu’il ne fallait pas fermer. Sa réponse aurait été aussi simple que percutante : « Il fallait venir ! » Je ne sais pas si ce sont ses mots exacts, mais cette anecdote résume parfaitement le problème.

Car combien de ceux qui regrettent aujourd’hui la disparition des commerces les faisaient réellement vivre lorsqu’ils étaient encore ouverts ?

À force d’entendre des gens expliquer qu’ils ne vont plus dans les commerces du Creusot… parce que le commerce du Creusot va mal, je finis par me dire que nous sommes face à un véritable cercle vicieux. Le commerce va mal parce que les clients désertent, et les clients désertent parce que le commerce va mal. Autrement dit : le serpent se mord la queue, comme j’aime dire.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Est-ce que, selon vous, les habitants, c’est-à-dire vous et moi, avons, nous aussi, notre part de responsabilité dans l’état actuel du commerce creusotin ? Et si oui, est-ce que ce texte vous fait réfléchir ? N’hésitez pas à parler de tout ça dans les commentaires ! Et si vous êtes vous-même commerçant et que vous êtes d’accord avec ce constat sur le « serpent qui se mord la queue », n’hésitez pas à partager cette publication sur vos réseaux !

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