À force de me voir tirer à boulets rouges sur un peu tout le monde, certains finissent par se demander où je me situe réellement politiquement. La réponse est pourtant simple : nulle part. Ou plutôt, partout et nulle part à la fois. Je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, je vote davantage « contre » que « pour ». Et aujourd’hui, je vais même aller plus loin : à mes yeux, aucun « camp politique » représenté à l’Assemblée Nationale ne mérite le respect. Et ce qui est intéressant, c’est qu’il n’est même pas nécessaire de remonter plusieurs années, ni même plusieurs mois en arrière pour comprendre pourquoi. Les deux dernières semaines d’actualité suffisent largement.
Un peu de contexte : je rappelle que cela fait un petit moment déjà qu’on assiste à une surenchère dans les mesures indignes d’un pays qui se pavane d’être celui des droits de l’Homme. On a déjà parlé ici même des « ingérences intérieures » (ou comment nommer l’opposition avec un langage orwellien), mais ça ne s’arrête pas là. Plus récemment, il y a eu le vote du pass numérique. Concrètement, vous allez devoir scanner votre carte d’identité pour accéder à Facebook, Instagram, WhatsApp, YouTube, et j’en passe. Le but officiel est d’empêcher les moins de 15 ans d’accéder à ces sites, mais ne vous y trompez pas : le véritable but est de fliquer les utilisateurs, et possiblement de leur en restreindre l’accès s’ils disent des trucs qui dérangent trop ! D’ailleurs, vous savez quels autres pays d’Europe pratiquaient déjà des restrictions analogues à ça avant la France ? La Turquie, la Russie et la Biélorussie, que des « grandes démocraties », comme chacun sait, disais-je, sarcastiquement ! Et encore plus récemment, le Viêt Nam, qui a emboîté le pas à la France, s’est fait féliciter par le Petit Instable de l’Élysée en personne. Quand notre pays devient une source d’inspiration pour une dictature à parti unique communiste, il y a franchement de quoi s’inquiéter…
Et l’opposition dans tout ça ? Vaut-elle mieux que le bloc PS + Macronistes + LR qui est à l’origine de toutes ces horreurs ? Eh bien pas vraiment.
D’un côté, on a La France Insoumise (qui porte très très mal son nom), qui s’est récemment « illustrée » en tentant de faire voter des amendements visant à empêcher la perpétuité pour les pédocriminels. Et de l’autre côté, on a le Rassemblement National, que j’aime appeler Renoncement National, qui s’est « courageusement » abstenu lorsqu’il s’agissait de voter contre le pass numérique. Cette abstention lui a d’ailleurs valu de se mettre dans une merde noire. Désolé d’être aussi cru, mais je n’ai que très rarement vu un tel déchaînement de haine contre un parti politique que celui qui s’abat actuellement sur le RN depuis ce vote. Et ce déchaînement, le RN ne l’a pas volé. Il l’a mérité.
Au final, voilà où nous en sommes : d’un côté, un camp présidentiel (PS et LR inclus) qui multiplie les mesures toujours plus inquiétantes. De l’autre, une opposition en carton, de façade. Et c’est précisément pour cette raison que j’affirme haut et fort qu’aujourd’hui, plus aucun parti représenté à l’Assemblée Nationale ne mérite le moindre respect.
Mais s’il y a bien un camp qui mérite qu’on s’y attarde plus longuement, c’est la droite. Car j’ai beau vouer une détestation sans limite envers la gauche que je considère être le camp des idées qui détruisent la France (et dont le centrisme actuellement au pouvoir n’est que la version molle), ce n’est pas sur moi qu’il faudra compter pour faire l’avocat de la droite. Bien au contraire. On en reparlera demain soir…
Sur ce, à demain, et en attendant, n’hésitez pas à commenter, pendant que vous le pouvez encore !













