S’il était un sujet central, et qui a pourtant brillé par son absence du débat politique durant l’élection municipale au Creusot, c’est bien la question de l’association Le Pont. Sujet Ô combien sensible, puisque derrière une association à priori banale, il y a des problématiques rapportées maintes et maintes fois par plusieurs d’entre vous, et ce, depuis un bon petit moment déjà.
Généralement, quand on pense au foyer Le Pont, on pense tout de suite au foyer de la rue de la Marne, et pour cause : c’est par là où tout a commencé. Mais la réalité, c’est qu’en plus du foyer de la rue de la Marne, Le Pont compte plusieurs autres implantations : une rue Saint-Henri, une rue des Acacias (ces deux-là ont comme point commun d’être proches du Parc de la Verrerie, on y reviendra), et une dernière, le petit secret bien caché (j’en veux pour preuve l’absence de mention sur le site officiel de l’association), rue du 4 septembre, juste à côté de l’église Saint-Charles.
Et en plus de ces 4 foyers, on peut ajouter les nombreux appartements que l’OPAC loue à l’association Le Pont, qui elle-même sous-loue, en meublé, à ses bénéficiaires, le tout géré de façon pour le moins opaque (sans mauvais jeu de mot), puisqu’il n’existe aucun recensement public des appartements creusotins que l’OPAC loue à l’association Le Pont. De ce fait, à part Le Pont et l’OPAC (et peut-être aussi la ville du Creusot), personne ne sait vraiment combien d’appartements l’OPAC loue à l’association Le Pont.
Partant de ce postulat, tout le monde sait qu’il y a des problèmes inhérents à l’accueil de populations parfois problématiques en plein cœur du Creusot. Le cas de la rue Foch, prise en sandwich entre le foyer de la rue de Marne et celui de la rue du 4 septembre, est emblématique. La rue est progressivement devenu aussi infréquentable que « l’esplanade François Mitterrand » (place de La Poste) durant ces dernières années, avec des marginaux en pagaille, tant et si bien que du squat a même été signalé dans ce qui était pourtant jadis considéré comme la rue phare du Creusot. Le cas du Parc de la Verrerie, que j’ai déjà évoqué vite fait plus haut, est aussi emblématique. Beaucoup de creusotins s’accordent à dire que sa fréquentation a changé, et pas en bien, à tel point que nombre d’honnêtes gens ne préfèrent plus y aller, sauf en groupe. Faut-il y voir un lien avec la proximité du parc avec deux des implantations du Pont, notamment le CADA (centre d’accueil pour demandeurs d’asile) ? Je vous laisse seuls juges, mais souvenez-vous tout de même de cette bagarre entre afghans, en août 2024, juste à côté de l’aire de jeux pour enfants du parc…
Bref, venons-en au fait : comme vous le savez sans doute, durant des années, les plaintes (justifiées) de plusieurs d’entre vous quant aux désagréments provoqués par ces implantations ont systématiquement été balayées d’un revers de la main par l’ancienne municipalité. Notre ancien député (Rémy Rebeyrotte, le député au salut nazi) brillait aussi pour son inaction, et notre actuel député (Aurélien Dutremble) n’a pas fait mieux que son prédécesseur. Et malgré la tension persistante, le cas des problèmes liés à l’association Le Pont n’a PAS été évoqué (ou alors très peu) lors des débats des élections municipales du mois dernier.
De ce fait, une question se pose : la nouvelle municipalité (qui n’avait pas parlé de ces problèmes dans son programme) compte-t-elle accorder une oreille attentive aux différents creusotins qui ont fait part de problèmes liés à ça, ou bien va-t-elle continuer la politique de sourde oreille qui était en vigueur jusqu’alors ?
Je vous laisse faire vos pronostics dans les commentaires !
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