Le précédent mandat municipal était, entre autres, sous le signe de la « déconstruction ». Pas mal d’évènements emblématiques ont été soit annulés (comme la brocante de la rue Foch, à ne pas confondre avec la braderie des commerçants), ou soit déplacés (comme la descente du Père Noël, dont le déplacement est d’ailleurs à l’origine de la création de Creusot VOX en décembre 2023).
Alors forcément, quand une nouvelle équipe municipale arrive, et qui plus est à forte dominante jeune, on est en droit d’espérer que cette « déconstruction » soit remise en cause.
Or, manifestement, la « reconstruction », si j’ose dire (par opposition à « déconstruction »), ce n’est manifestement pas pour demain. Je m’explique.
Tout d’abord, un peu de contexte : vous n’êtes pas sans savoir qu’en plus du marché du samedi, la place Schneider accueille historiquement plusieurs évènements. Le plus grand d’entre eux étant la fête patronale de la Saint-Laurent. Depuis quelques années, il y avait aussi la journée nationale des véhicules d’époque (JNVE). Sauf qu’en octobre 2024, il y a eu les travaux de la place Schneider ! Et dès lors, plus rien n’était pareil. Ainsi, dès 2025, tant la fête patronale que la JNVE ont été déplacés à cheval entre le parking de la rue Anatole France et l’avenue de Verdun, qui s’est retrouvée fermée pour l’occasion, en dépit de son statut de rue très passante. Mention spéciale pour la fête patronale qui, s’étendant sur plusieurs jours, DONT des jours ouvrables, rend la CAF très difficilement accessible. Je sais de quoi je parle. Et je ne parlerai même pas de l’accès pour les personnes à mobilité réduite qui est tout bonnement catastrophique : dans la mesure où il y a deux niveaux de terrain, une personne en fauteuil devra faire un énorme détour pour passer d’une partie à l’autre.
Voilà, maintenant vous avez le contexte.
Ce dimanche avait lieu l’édition 2026 de la JNVE. Sans surprise, elle se trouvait au même endroit qu’en 2025 (jusqu’ici rien d’étonnant, on ne peut pas espérer de changement en un mois), et ce sera probablement pareil pour la fête patronale de cette année. Là où le bat blesse en revanche, c’est qu’aucune annonce n’a été faite de la part de la nouvelle municipalité qui laisserait entendre une remise en cause de cette « déconstruction » dans les années à venir. Pour être tout à fait honnête, c’est même plutôt le contraire, on s’oriente à priori vers un statu-quo.
Alors moi, je pose la question : est-ce que maintenir en place un statu-quo qui incarne à lui tout seul la volonté de « déconstruction » permanente qu’avait l’ancienne municipalité, cela va de pair avec la volonté de changement qui s’est exprimée dans les urnes ? Et aussi, ne les oublions pas, qu’en est-il des personnes à mobilité réduite ? Sont-elles condamnées à rester les éternelles oubliées ? Puisque encore une fois, je rappelle que cet assemblage foireux « parking Anatole France + avenue de Verdun », c’est vraiment pas ce qui se fait de plus optimal pour ces personnes, qui, je le rappelle, paient des impôts comme tout le monde.
Bref, je m’interroge… Et si vous aussi, vous vous interrogez, n’hésitez pas à faire part de vos interrogations dans les commentaires. Peut-être que ce sera l’occasion de débattre de tout ça tous ensemble !












