L’annonce est tombée ce mercredi 23 septembre 2026 : Mélodie Daugy, de son nom de naissance Mélodie Badia, a annoncé de manière très officielle que L’Entracte, restaurant accolé à L’Arc, va fermer définitivement le samedi 19 décembre 2026 au soir, à l’issue de son bail qui ne sera donc pas renouvelé. Très vite, Jérémy Pinto s’est empressé de dénoncer avec fermeté la « décision » de la municipalité de remettre en concurrence le bail de Mme Daugy née Badia, disant que c’est, je cite, « incompréhensible ».
Maintenant, qu’en est-il des FAITS ?
Tout d’abord, il faut savoir que Mme Daugy née Badia a initialement signé un bail de 6 ans avec l’ancienne municipalité en 2020, son expiration en 2026 est donc logique. Cela dit, en sa qualité d’actuelle occupante des lieux, elle avait des atouts.
Le premier d’entre eux, c’est que Mme Daugy née Badia avait la possibilité d’user d’une clause lui permettant un renouvellement automatique, sans remise en concurrence. Elle ne l’a pas utilisée, pour des raisons qui lui appartiennent.
Ce renouvellement automatique n’ayant PAS eu lieu puisque Mme Daugy née Badia ne l’ayant PAS voulu, c’est donc tout naturellement que le processus de mise en concurrence s’est mis en place, et ça, cela relève non pas d’une prétendue « décision » arbitraire du Maire ou de je-ne-sais-quel élu municipal comme veut le faire croire l’élu d’opposition Jérémy Pinto, mais du processus ordinaire pour un marché public de ce genre (la ville du Creusot étant gestionnaire des murs du local occupé aujourd’hui par L’Entracte). Et là encore, Mme Daugy née Badia n’a PAS souhaité être candidate à sa propre succession, alors qu’elle pouvait le faire. Et ça, ce n’est même pas moi qui le dis, c’est elle-même, sur sa fameuse publication du 23 septembre :
L’Entracte ne redéposera pas de dossier dans le cadre de la mise en concurrence des locaux.
La décision est prise, notre maison fermera ses portes le Samedi 19 Décembre au soir.

Les mots sont on ne peut plus clairs : « L’Entracte ne REDÉPOSERA PAS de dossier ». « La DÉCISION est prise ». C’est donc bien une DÉCISION de L’Entracte qui aboutira à sa fermeture le 19 décembre 2026. Par ailleurs, je crois beaucoup au langage non-verbal, et bien que Mme Daugy née Badia se veuille au-dessus de tout ça, déclarant ne pas vouloir polémiquer, son faciès dans sa publication d’annonce de fermeture n’évoque pas tant de la tristesse, mais plutôt un regard de colère, et je dirais même plus : un regard accusateur, ce qui n’est pas très en adéquation avec la volonté affichée de ne pas polémiquer.
En outre, si Mme Daugy née Badia avait déposé un dossier pour candidater à sa propre succession, elle aurait très probablement été la favorite, puisque la ville, quelle que soit sa couleur politique de sa municipalité, préférera toujours une affaire en place connue et reconnue, plutôt que de prendre le risque de faire appel à un nouveau qui part de zéro qui risque de couler peu après.
D’ailleurs, à propos de risque, c’était justement celui qu’avait pris l’ancienne municipalité en 2020, à l’époque, qui, elle, pour le coup, avait refusé délibérément le renouvellement de l’exploitant d’alors (le « Café du Théâtre »). Cela devait d’abord se faire au profit de « L’Usine à Tapas », mais comme le projet n’a jamais pu se faire, c’est finalement le projet de Mme Daugy née Badia qui a été choisi, au grand désarroi d’un autre candidat bien connu, la boucherie Michel des Quatre-Chemins, dont les gérants, dégoûtés par cette non-reconnaissance de leur travail, avaient quitté définitivement Le Creusot suite à cela.
Sur ce, reste à voir comment s’écrira le futur du Café du Théâtre, mais en attendant, une question se pose : POURQUOI Mme Daugy née Badia n’a-t-elle pas utilisé les atouts dont elle disposait pour renouveler son bail pour six années supplémentaires ? Si vous avez votre petite idée, n’hésitez pas à en faire part dans les commentaires !













