Vous n’êtes pas sans savoir que Marine Le Pen, fraîchement condamnée en cour d’appel dans l’affaire des assistants parlementaires européens (et ce malgré la relaxe de François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon, pourtant accusés des mêmes choses), a annoncé mardi dernier sa candidature à l’élection présidentielle, déjouant nombre de pronostics, y compris dans son propre camp, beaucoup s’attendaient en effet à ce qu’elle renonce au profit de son poulain, Jordan Bardella.
S’il est évident que l’actualité politique nationale a sa place sur Creusot VOX, j’ai voulu attendre quelques temps pour pouvoir faire un édito sur ce sujet, histoire de commenter l’actu à froid. Et il se trouve que j’ai bien fait, car je dispose aujourd’hui d’informations intéressantes que je n’aurais pas pu avoir si j’avais parlé de ça à chaud.
À titre personnel, je le dis souvent, aucun parti représenté au palais Bourbon ne trouve grâce à mes yeux. Je vote davantage « contre » que « pour ». Ainsi, sur X, je me définis comme « centristophobe », et encore aux dernières élections municipales, cette logique de « vote contre » a primé. Et je sais que je suis loin d’être le seul, que nous sommes nombreux à être blasés par la politique française et à nous dire qu’en 2027, on ne votera pas forcément pour le meilleur, mais simplement pour le « moins pire » (oui, je sais, c’est pas français).
C’est pourquoi, à l’annonce de la candidature de Marine Le Pen mardi dernier, je ne savais pas quoi en penser. Je ne savais même pas si c’était un bien ou un mal. Puis j’ai lu et entendu des réactions un peu de tous les côtés. Avant de finir par voir un sondage d’opinion effectué APRÈS l’annonce de Marine Le Pen. Et avec tout ça, quelque chose s’est dessiné.
Parlons dans un premier temps des réactions. Je vais faire l’impasse sur les nombreuses personnes qui ont eu des réactions analogues à la mienne, pour me focaliser uniquement sur ceux qui ont eu des réactions vraiment tranchées. Sans grande surprise, la gauche politique (LFI, PS, etc.) et médiatique (Libération, Le JSL, etc.) se sont fendus de communications à charge où, comble de l’ironie, ils veulent se faire passer pour des défenseurs de la bonne utilisation de l’argent public, eux qui passent pourtant leur temps à prôner toujours plus de subventions pour des trucs inutiles (à commencer par la presse, qui ne devrait être financée que par ses lecteurs). Certains (je ne citerai pas de noms, mais ils se reconnaîtront) vont même jusqu’à prôner l’interdiction pure et simple à Marine Le Pen de se présenter, sous un fallacieux prétexte de « probité », alors que normalement, en démocratie, le peuple est seul juge.
Ça me donne l’occasion de rappeler cet élément essentiel : en 2012, la justice nous a privé du candidat préféré des français avec DSK. En 2017, rebelote avec François Fillon. Alors certes, on ne dit jamais deux sans trois, mais ça commence à ressembler de plus en plus à une confiscation de la démocratie par les juges. Ces mêmes juges qui sont plus sévères envers Marine Le Pen qu’ils ne l’avaient été envers Jérôme Barella, ou qu’ils ne le sont encore aujourd’hui envers les animateurs de périscolaire parisiens accusés d’agression sexuelle sur mineurs… Quand les choses commencent à se voir, le peuple réagit. Et ça me fait une transition toute trouvée pour la suite et fin de cet article !

Car oui, ces quelques jours passés depuis l’annonce de candidature de Marine Le Pen ont permis à un institut de sondage de « prendre la température ». Et là, tout le monde a été pris de court, moi le premier : d’après IFOP pour Le Figaro et LCI, Marine Le Pen est donnée à 36% d’intentions de vote au premier tour. Cinq ans auparavant, à la même période (donc début juillet 2021), elle était donnée entre 26% et 27% par le même institut de sondage. Mais surtout, 36%, c’est une HAUSSE par rapport au dernier sondage IFOP qui a été effectué AVANT la condamnation de Marine Le Pen en appel, sondage qui la donnait à 32%. Et je ne parlerai même pas des sondages de second tour qui la donnent gagnante dans tous les cas de figure, ce qui est inédit.
S’il est évident que les sondages ne sont pas une science exacte, leur évolution au fil des mois et des péripéties permet au moins d’avoir une idée de la tendance de l’opinion. Et voir que Marine Le Pen monte dans les sondages APRÈS sa condamnation en justice, comment l’interpréter ? Il y a plusieurs manières de l’interpréter… Moi, j’ai bien ma petite idée, mais je ne vous en ferai pas part pour ne pas qu’on me dise que je veux influencer. Je vous laisse plutôt exposer VOTRE petite idée dans les commentaires ! 😉
Crédit photo : Marc Vanguard sur X













