À la suite des informations publiées par [la page Facebook] Creusot News concernant une prétendue lanceuse d’alerte se réclamant d’ANTICOR (NDR : référence à la publication du 2 mars à 11h56), je me vois dans l’obligation d’apporter une mise au point claire, précise et sans ambiguïté.
Membre d’ANTICOR au moment des poursuites judiciaires de quatre élus creusotins de la majorité PS/REM et condamnations — aujourd’hui en retraite et libre de parole — je rappelle qu’au moment de nos actions en justice, le travail de fond ayant conduit à la saisine du parquet de Chalon-sur-Saône par ANTICOR Paris a été intégralement réalisé par un collègue et moi-même. Ce travail de documentation rigoureux, fondé sur des pièces vérifiées et juridiquement analysées, concernait quatre élus siégeant au conseil municipal de la ville du Creusot, mis en cause pour des faits de prise illégale d’intérêts.
À l’issue de la procédure, ces quatre élus ont été traduits devant le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône. Trois ont été reconnus coupables de prise illégale d’intérêt : deux ont bénéficié d’une dispense de peine et le troisième a été condamné à cinq ans d’inéligibilité.
Le quatrième élu a bénéficié d’un non-lieu pour absence de preuves suffisantes.
Concernant l’affaire de l’Hôtel-Dieu et les manquements relevés à l’encontre de l’ancien Maire du Creusot, une enquête a bien été diligentée, avec plusieurs qualifications pénales envisagées, au-delà de la seule prise illégale d’intérêts. Toutefois, les faits étant prescrits au moment du dépôt de la plainte, l’action publique n’a pu aboutir. Il convient de rappeler qu’une prescription n’est pas un non-lieu et ne constitue en aucun cas un blanchiment. Les éléments factuels sont exposés dans le rapport de la Chambre régionale des comptes, « Le Creusot », chapitre « Hôtel-Dieu ».
Enfin, je tiens à être parfaitement explicite : dans le cadre de nos investigations comme de nos réunions de travail — y compris celles tenues avec nos responsables locaux de l’association anticorruption — nous n’avons jamais croisé ni travaillé avec la personne qui se présentait en 2020 comme membre d’ANTICOR. Elle n’a participé ni à la collecte des pièces, ni à leur analyse, ni aux démarches judiciaires engagées.
Il est donc inexact et inacceptable qu’elle laisse entendre une quelconque implication dans un travail auquel elle n’a, de près ou de loin, pris aucune part.
Je ne laisserai ni réécrire l’histoire des faits ni entretenir la moindre confusion sur l’origine et la réalité de ces actions.
Pascal Guillemoz
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