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La France des interdictions

Un lecteur a récemment contacté Creusot VOX pour attirer mon attention sur un point qui l’interpelle en cette période de restrictions d’eau. Il affirme que les maisons fleuries bénéficieraient, comme l’an dernier, d’une dérogation leur permettant de continuer à arroser malgré les limitations imposées au reste de la population.

Je ne vais pas entrer ici dans le débat de savoir si cette dérogation est justifiée ou non (libre à vous de le faire dans les commentaires cela dit). En revanche, ce témoignage me donne l’occasion de parler d’un sujet pénible : l’abondance, en France, de réglementations, d’interdictions, de normes, etc. À tel point qu’on finit parfois par ne plus rien y comprendre.

Prenons les canicules : à chaque épisode de fortes chaleurs, on demande aux français de faire toujours plus d’efforts. On limite l’usage de l’eau, on coupe souvent les fontaines publiques… alors même que beaucoup d’entre elles fonctionnent en circuit fermé et ne gaspillent pratiquement pas d’eau ! Dans le même temps, on continue encore aujourd’hui à construire ou à rénover certains bâtiments SANS prévoir de climatisation, comme si les canicules étaient un phénomène exceptionnel appelé à disparaître. Pourtant, tout le monde sait désormais qu’elles vont se répéter, probablement même s’intensifier.

Et pendant que l’on explique aux Français qu’il faut apprendre à vivre avec la chaleur, l’Agence française de développement (AFD) finance, à l’étranger, des projets très coûteux intégrant des systèmes de climatisation ou de confort thermique dans plusieurs hôpitaux et bâtiments publics, notamment en 🇵🇸 Palestine et au 🇸🇳 Sénégal, le tout payé par nos impôts !

Et pendant ce temps-là, dans NOS propres hôpitaux, dans de nombreux EHPAD, dans certains bâtiments publics et parfois même dans des constructions récentes, les fortes chaleurs continuent de poser de réelles difficultés.

Autre exemple qui me laisse perplexe : lorsque les honnêtes gens dépassent les restrictions d’eau, les sanctions tombent rapidement. En revanche, lorsqu’une poignée de « jeunes » (ressortissants du Jeunistan) ouvre une bouche incendie en pleine canicule pour se rafraîchir, laissant s’écouler des milliers de litres d’eau potable, on a souvent le sentiment que cela émeut beaucoup moins les autorités. Au Creusot, un tel épisode s’est d’ailleurs produit en mai dernier, lors de la première vague de canicule.

À force de multiplier les interdictions pour ceux qui respectent déjà les règles, tout en donnant parfois l’impression que les comportements les plus irresponsables restent impunis, il ne faut pas s’étonner que de plus en plus de français finissent par se tourner vers des offres politiques de plus en plus radicales.

Bien sûr qu’une société a besoin de règles, mais encore faut-il qu’elles aient du sens, et surtout, qu’elles soient appliquées avec cohérence, pas avec un « deux poids, deux mesures » permanent !

Sur ce, n’hésitez pas à dire ce que vous pensez de tout ça, je ne réponds pas à tout le monde, je lis tous les commentaires. Et si vous êtes également d’accord avec l’affirmation comme quoi la France, c’est le pays des interdictions, pensez à parler de cette publication autour de vous et à la relayer autant que possible !

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