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Tribune du creusotin : place au changement !

Cinquante ans, ça suffit : place au changement !

Pour que la démocratie respire enfin un changement de Maire est devenu indispensable. Au Creusot et dans les communes voisines, un mouvement profond semble traverser aujourd’hui la population. Les résultats convergent vers une même idée : les électeurs veulent du changement. Pas un changement cosmétique, pas un simple ajustement, mais un véritable renouvellement démocratique, institutionnel et humain. Cette aspiration n’est pas le fruit d’un caprice électoral : elle est le résultat de décennies d’un fonctionnement politique qui semble désormais ne plus convenir.

Depuis près d’un demi-siècle, la même famille politique occupe la Mairie. Cinquante ans : c’est plus qu’une carrière, c’est une ère ! Une telle continuité, aussi exceptionnelle soit-elle, finit par ressembler à une forme de monopole du pouvoir, difficilement compatible avec l’esprit d’une démocratie vivante. L’alternance n’est pas un danger : c’est un principe fondateur. Elle permet de renouveler les idées, de faire émerger de nouveaux talents, de rééquilibrer les rapports de force, de redonner la parole à ceux qui ne l’ont plus.

Quand une même équipe dirige une ville pendant plusieurs décennies, le risque est immense : celui de confondre l’intérêt général avec les habitudes, les réseaux, les réflexes d’un cercle restreint. Beaucoup d’habitants ont aujourd’hui le sentiment que la mairie fonctionne en vase clos, loin des préoccupations réelles de la population.

Les témoignages se multiplient depuis des années : le style de gouvernance actuel est jugé vertical voire autoritaire, peu ouvert au dialogue, parfois même méprisant envers les citoyens et les élus d’opposition. Les conseils municipaux et communautaires sont régulièrement marqués par des tensions, des refus d’écoute. Les élus minoritaires, pourtant légitimes et élus par une partie de la population, se voient souvent traités comme des gêneurs plutôt que comme des partenaires démocratiques. Ce fonctionnement vertical, où la contradiction est perçue comme une menace, a fini par créer un climat délétère. Beaucoup de citoyens n’osent plus s’exprimer, de peur d’être ignorés ou ridiculisés. Une démocratie locale ne peut s’épanouir dans un tel environnement.

Après tant d’années au pouvoir, la majorité actuelle semble avoir perdu son souffle. Les projets manquent d’ambition, les initiatives se répètent, les idées tournent en rond. Pendant ce temps, le Creusot peine à rayonner. Sur le plan social, les fractures se creusent. Par exemple, sur le plan économique, l’attractivité stagne et, sur le plan culturel, l’élan n’est plus là.

Les habitants le ressentent : la ville n’avance plus. Elle se contente de gérer le quotidien, sans vision, sans stratégie, sans horizon. Dans un monde où les territoires doivent se réinventer, innover, attirer, cette inertie devient un handicap majeur.

Les dépassements budgétaires sont devenus une habitude. Trop souvent, les projets municipaux dépassent largement les estimations initiales. Cette dérive interroge sur la rigueur de la gestion publique et sur la capacité de la majorité à anticiper, planifier et contrôler les dépenses.

À cela s’ajoutent des projets jugés inutiles, perçus comme des dépenses superflues plutôt que comme de véritables investissements pour l’avenir. Pendant que certains équipements essentiels manquent de moyens, des chantiers secondaires absorbent des budgets considérables.

L’exemple récent d’une subvention de 20 000 € pour des frais de déplacement a particulièrement choqué. Dans un contexte où les besoins sociaux, associatifs et éducatifs sont criants, une telle dépense apparaît déconnectée et inappropriée des priorités réelles de la population.

L’un des reproches les plus récurrents concerne l’entre-soi. Beaucoup d’électeurs ont le sentiment que les décisions sont prises dans un cercle fermé, composé toujours des mêmes personnes, des mêmes réseaux, des mêmes intérêts. Cette impression d’exclusion nourrit la frustration et renforce l’idée que la mairie ne représente plus l’ensemble des habitants, mais seulement un groupe restreint.

Une ville ne peut s’épanouir lorsque la participation citoyenne est étouffée, lorsque les idées nouvelles sont écartées, lorsque les habitants ont le sentiment de ne pas être entendus.

Un second tour décisif : l’heure du rassemblement et du renouveau.

Le deuxième tour qui s’annonce n’est pas un scrutin comme les autres. C’est un moment charnière, un tournant historique pour le Creusot. Les électeurs ont déjà envoyé un message clair : ils veulent du changement. En plaçant Charles Landre en tête au premier tour, ils ont exprimé une volonté forte, nette, incontestable. C’est un événement inédit, un signal puissant adressé à toute la commune du Creusot : le renouveau n’est plus un rêve lointain, il est désormais une nécessité à portée de main.

La dynamique est là, la victoire est possible, elle tend les bras. Mais pour qu’elle devienne réalité, une condition s’impose : « rassembler ». Rassembler au-delà des sensibilités, des habitudes, des appartenances. Rassembler celles et ceux qui veulent tourner la page d’un système bien rodé et d’une gouvernance méprisante. Rassembler tous ceux qui aspirent à une ville plus ouverte, plus transparente, plus respectueuse de ses habitants.

Car, au fond, le choix qui se présente aux électeurs est limpide. Il oppose deux visions de la vie publique :

  • D’un côté, un pouvoir à bout de souffle, figé, concentré, qui se perpétue depuis des décennies sans véritable remise en question, sans respiration démocratique, sans ouverture aux citoyens.
  • De l’autre, un renouveau attendu depuis longtemps : une gouvernance transparente, des dépenses maîtrisées, des projets ambitieux mais réalistes, une écoute réelle des habitants, une participation citoyenne renforcée, une ville qui se remet en mouvement.

Ce second tour est l’occasion de redonner du souffle à la démocratie locale, de replacer les citoyens au cœur des décisions, de reconstruire un lien de confiance entre la mairie et la population. C’est l’occasion de dire que la ville du Creusot mérite mieux que l’immobilisme, mieux que l’entre-soi, mieux que la répétition des mêmes pratiques depuis des décennies.

Le changement est possible. Il est même à portée de vote. Il appartient désormais à chacun de prendre ses responsabilité et de transformer l’essai, de confirmer la dynamique du premier tour et d’ouvrir enfin une nouvelle page pour le Creusot.

René Chalier
Lanceur d’alerte Anticor et ancien habitant du Creusot.

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