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Judiciarisation du débat

Saviez-vous que par deux fois, la « mafia locale » a tenté de faire fermer la page Creusot News par la voie juridique ?

La première fois, c’était à travers un ancien militant socialiste, plutôt du genre « m’as-tu-vu », et surtout jeune, et donc aisément manipulable. Des gens ayant autorité sur lui l’ont poussé à la faute (en l’occurrence, ils l’ont poussé à me menacer), ce qui m’a fait faire un article sur lui dans la foulée. Et c’était un piège : suite à cela, ce militant socialiste était à deux doigts de porter plainte. Néanmoins, sans doute par cas de conscience, il a pris la décision de me téléphoner (il se trouve qu’il avait mon numéro de téléphone), et de dialoguer. Au cours d’une conversation durant laquelle il m’a révélé que « des élus » (sans dire lesquels) l’ont INCITÉ à porter plainte, on a finalement trouvé un arrangement à l’amiable : j’ai supprimé la publication sur lui, et lui ne portait pas plainte. Mais cette histoire n’en est pas moins intéressante : elle révèle que des élus (même si on ne sait pas qui exactement) souhaitaient qu’une plainte soit déposée contre moi, ceci afin de me faire taire et de fermer la page Creusot News.

La seconde fois, c’était à travers une entrepreneuse du Creusot, et génie de la communication. Suite à certains articles sur la page Creusot News qui lui ont déplu, mais aussi (et même surtout) à des commentaires (qui, je le reconnais, n’étaient pas toujours judicieux, certains étant limite trollesques, car j’ai une fâcheuse tendance à m’emporter plus que de raison lorsque je me sens attaqué) que j’ai posté à titre personnel sous les publications de Creusot News en question, cette entrepreneuse a porté plainte contre moi, invoquant un « préjudice ». L’ombre du « conseil » d’un élu, comme pour le précédent cas, plane évidemment sur cette plainte. Et contrairement à la fois précédente, la plainte a été enregistrée.

Et c’est là qu’on voit comment les esprits libres qui osent l’ouvrir sont traités au Creusot : audition interminable au commissariat de police, durant laquelle j’ai été moins bien traité que d’authentiques délinquants, photographies de type « mugshot », et enregistrements d’empreintes digitales, exactement comme dans les films policiers !

Je précise que je n’en veux pas à l’entrepreneuse en question, car d’une part, je pense qu’elle n’est qu’un pion sur un échiquier bien plus vaste, et moi c’est à l’échiquier que j’en veux, pas aux pions (voyez ça comme une métaphore sur la mafia locale), et d’autre part, j’ai recontacté cette entrepreneuse depuis lors, pour lui dire que je lui présentais mes excuses pour les fois où j’ai pu m’emporter sur son compte à cause de mon caractère parfois explosif. Si je reparle de cette affaire, c’est uniquement pour parler de la judiciarisation du débat au sens large.

N’oubliez pas que la judiciarisation du débat est une partie intégrante de l’intimidation, l’une des armes favorites de la « mafia locale », laquelle s’assure qu’il y ait trois types de creusotins : la première classe est la « mafia locale » elle-même, constituée d’élus, de quelques notables par-ci par-là, et de gens issus du milieu associatif et commerçant, la deuxième classe, majoritaire, ce sont les creusotins normies, qui ne seront pas enquiquinés à tous bouts de champs, mais qui ne seront jamais aidés pour autant en cas de pépin, et enfin, la troisième classe ce sont les parias, dont votre serviteur fait partie (mais aussi une bonne partie d’entre vous, lecteurs de Creusot VOX), les parias qui seront toujours les premières victimes des choses qui ne vont pas au Creusot, et que la première classe fera toujours tout pour faire taire, comme je vous l’ai expliqué ici.

Que ce système où la discrimination est institutionnalisée se maintienne ou pas à l’issue de ces élections municipales, gardez en tête que Creusot VOX maintiendra son rôle de porte-voix de ceux qui, aujourd’hui, font partie de cette troisième classe (et même de la deuxième).

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