Parmi les choses qui se sont passées durant la pause de Creusot VOX, il y a eu la suite (mais probablement pas la fin) du feuilleton autour du déménagement annoncé des bureaux de la CUCM du Château de la Verrerie, à mettre en parallèle avec un autre élément : les choix politico-économiques de la nouvelle municipalité concernant les festivals de cet été, avec notamment l’annulation des concerts des musiques du monde.
Parlons tout d’abord de ce dernier point. Les concerts de musiques du monde prévus cet été ont effectivement été annulés sous l’impulsion du nouveau Maire, Charles Landre, qui invoque des réductions de coûts. On ignore encore à ce jour ce que la nouvelle municipalité compte faire pour animer les étés creusotins à compter de 2027, mais ce qui est certain, c’est qu’il n’en a pas fallu plus pour que certains milieux hurlent déjà au sacrifice de la culture. Un certain V.B. a même parlé de « signature de l’extrême-droite ». Sans oublier notre Jean Moulin à poivre du dimanche, auteur anonyme d’une stupide page Facebook créée au lendemain des élections municipales qui s’interroge en demandant, je cite : « La culture a-t-elle encore un avenir au Creusot ? »
Gardez bien cette question dans un coin de votre tête en lisant la suite.
Et donc, cette gauche déchue, qui semble si soucieuse de la culture et de son accessibilité au plus grand nombre (en tout cas si on se fie à leurs réactions concernant la suppression de deux malheureux concerts), a pourtant fait une levée de boucliers lorsque Charles Landre a annoncé dans la presse vouloir concrétiser une autre de ses promesses de campagne, à savoir le déménagement des bureaux de la CUCM pour que le Château de la Verrerie soit, je cite, « rendu aux creusotins », tel le Palais du Louvre qui fût libéré des bureaux du Ministère des Finances dans les années 80. Et là encore, notre Jean Moulin à poivre du dimanche a aussi réagi, déplorant une décision qui, selon lui, « isole » la ville du Creusot. Très bien.
Et c’est là que le bon sens entre en action : si l’on est doté de bon sens, on ne peut qu’apercevoir la contradiction, voire la double-contradiction, du discours de ces gens-là.
En effet, comment peut-on à la fois jouer les grands défenseurs de la culture, et en même temps (comme dirait le Petit Instable) s’opposer à ce que le plus grand et le plus emblématique des éléments du patrimoine creusotin soit intégralement dévolu à la culture ? La réponse est simple : on ne peut pas, sauf à se contredire soi-même.
Mais j’ai parlé de DOUBLE contradiction, donc voici la deuxième : comme je l’ai dit plus tôt, on peut faire un parallèle entre ce que veut faire Charles Landre pour le Château de la Verrerie, et ce qu’a voulu faire le gouvernement français dans les années 80 pour le Palais du Louvre… Or, QUI était à la tête du gouvernement français à cette époque-là ? La gauche ! La gauche nationale voulait rendre le Louvre accessible au plus grand monde, et elle avait raison, car aujourd’hui, qui regrette le temps où le Louvre était en partie dévolu à la bureaucratie ? Pas grand monde. Or, aujourd’hui, on a la gauche locale du Creusot qui s’oppose à un projet analogue à ce que portait François Mitterrand dans les années 80. Elle est là, la seconde contradiction !
Du coup, ça m’amène à une question à nos amis qui n’ont décidément pas digéré leur défaite du 22 mars dernier, à commencer par Jérémy Pinto, ex-adjoint à la culture devenu leader de l’opposition puisque ni David Marti, ni Évelyne Couillerot n’acceptent de siéger en tant qu’opposants : puisque la culture semble vous tenir tant à cœur que ça, pourquoi n’avez-vous pas, VOUS, les premiers, durant les nombreuses décennies où vous étiez au pouvoir, libéré le Château de la Verrerie de la bureaucratie ? Je pose la question, mais je sais qu’aucun de vous ne répondra…
Et vous, que pensez-vous de cette contradiction des autoproclamés défenseurs de la Q’lture ? Les commentaires sont là pour en parler !













